
Les activités scolaires sont perturbées depuis un certain temps suite à l’insécurité observée sur l’axe Kabare nord au Sud-Kivu dans l’est de la République Démocratique du Congo, a constaté un journaliste de Enyanyafm.
Cette situation représente d’énormes risques pour les élèves surtout ceux des écoles primaires, qui certains n’étudient plus et d’autres se font renvoyer par leurs encadreurs après deux à trois heures de cours.
A en croire Juge Mulume Munganga psychopédagogue et préfet des études au sein d’un des établissements scolaires de la place, cette situation créée une perturbation d’acquisition des connaissances et peur favoriser l’échec de l’élève car les facultés intelligentes freinent et la restitution devient un sérieux problème après la crise assez prolongée qu’il aura à subir.
« Cette situation risque d’entraîner également des mauvaises notes, une faible estime de soi chez l’élève ainsi qu’un faible sens de valeur. Si les élèves n’étudient pas pendant un long moment ce sont leurs notes qui en pâtissent » a-t-il renchéri.
De leur part, les parents des élèves victimes de l’insécurité grandissante disent regretter de voir l’avenir de leurs enfants au point d’être déplorable.
« J’ai 3 enfants à l’école primaire, deux en terminale et l’autre en 2ème. Cela fait maintenant plus d’un mois qu’ils n’étudient pas normalement. Je me bats chaque jour pour trouver de quoi leur nourrir ainsi que couvrir d’autres besoins familiaux ; à cela s’ajoute une autre tâche qui m’est très difficile à couvrir compte tenu de ma situation financière, celle de l’instruction et l’encadrement. Je crains beaucoup pour l’avenir de mes enfants » s’inquiète un parent abordé à ce sujet à Miti-centre.
Et d’ajouter
« Je fournis d’efforts pour les encadrer et les épargner des dangers auxquels ils font face ces derniers temps. J’avoue que c’est trop dur pour moi sans parler d’éducation en milieu scolaire qu’ils nécessitent et dont j’en suis incapable de leur fournir car je n’ai pas de bagages intellectuels consistants »
Yseult Lwango